

Maintenant, je sais faire du vélo. Bien. Vraiment bien.
Avant, il fallait qu’on me tienne, qu’on me pousse, qu’on me dise « pédale, pédale ! ». Maintenant, plus besoin. Je pédale toute seule, et je vais vite. Très vite. Comme l’éclair. Peut-être même plus vite que l’éclair, mais personne n’a encore mesuré.
Quand je roule, le vent passe dans mes cheveux (enfin, ceux qui dépassent du casque), et j’ai envie de crier. Alors je crie. Pas parce que j’ai peur : parce que c’est trop bien. C’est un cri de joie. Il faut que tout le monde sache que j’arrive.
— Cassandre